Avant-goût d’automne – Clafoutis moelleux aux 3 prunes

L’automne pointe décidément son nez : il fait un peu frais et j’ai déjà vu quelques feuilles jaunies sur les trottoirs parisiens. Il faut donc profiter des dernières semaines de l’été, des fruits et légumes de la saison estivale et ouvrir grand les yeux : j’ai appris à aimer l’automne quand je suis allé au Japon.
Là-bas l’automne est une fête. On se précipite en famille dans les parcs des temples pour regarder les feuilles rouges. Il y a même un mot pour ça : momijgari, la « chasse aux feuilles rouges ». Les magasins sont décorés de guirlandes en plastique représentant des feuilles d’érable rouges ;  même si ce n’est pas toujours du meilleur goût, c’est assez charmant. Et les vitrines des pâtissiers se remplissent de multiples sucreries sublimes dont les couleurs et les formes illustrent l’automne : feuilles, mousse, champignons…

Depuis, j’ai cessé de voir cette saison comme une lente et sinistre transition vers l’hiver, que je n’aime pas beaucoup, mais comme une transformation des plantes et de la nature, qui se préparent à endurer le froid pour revenir de plus belle, au printemps suivant.
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Mais revenons à la cuisine. Sur les étals des primeurs, les derniers melons et les dernières pêches cohabitent avec les premières mirabelles et les premières reines-claudes. Il est grand temps de faire un clafoutis de prunes ! J’ai choisi une recette que je fais depuis des années, moins traditionnelle que celle que j’utilise pour les cerises (recette ici), un peu plus riche et crémeuse aussi. C’est ma mère qui me l’a donnée et je l’ai peu à peu mise à ma main, en la faisant régulièrement de mémoire. Cette fois, j’ai donc mélangé mirabelles et reines-claudes et j’ai ajouté une poignée de prunes rouges que j’avais au congélateur (un reste des smoothies d’été…).
Cette recette de pâte de base se marie très bien avec toutes sortes de fruits, prunes bien sûr, mais aussi abricots, pêches ou même pommes, façon flognarde. Il n’y a que pour les cerises que je préfère la recette traditionnelle.
Vous le savez peut-être, mais moi je l’ai appris récemment : si vous utilisez une vanille de bonne qualité, il n’est pas nécessaire de gratter les grains pour parfumer le lait bouillant, il suffit de fendre la gousse. Cela permet de la rincer après usage, de la ranger bien essuyée, mais au sec, pour garder sa souplesse, et de la réutiliser au moins 3 fois. Après la dernière utilisation, vous pouvez la mettre à sécher au soleil (ou dans votre cuisine) et quand elle est durcie, vous pouvez la moudre. Cette poudre vous servira à réaliser votre propre sucre vanillé ou à parfumer des gâteaux, ou même des yaourts…

Mon clafoutis aux trois prunes

  • 800 g de fruits environs : ici mirabelles, reines-claudes et prunes rouges (mais une seule variété, c’est parfait aussi ! )
  • 25cl de lait
  • 25 cl de crème fraîche (liquide de préférence, mais la crème épaisse convient très bien)
  • 1 gousse de vanille (j’en ai ramené plein de Tahiti !)
  • 2 c à soupe de farine (de blé en principe, mais sarrasin pour les « no-glu »)
  • 150 g de sucre (à adapter en fonction de votre goût et du sucre des fruits)
  • 5 œufs

Fendez les prunes et ôtez les noyaux. Placez-les dans un grand saladier et versez environ 50 g de sucre. Mélangez bien et laissez reposer entre 10 minutes (le temps de faire la pâte) et 1 bonne heure.

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Versez le lait et la crème dans une casserole, ajoutez la vanille fendue et portez à ébullition.

Pendant ce temps, battez énergiquement le reste du sucre avec les œufs. Ajoutez la farine, puis après avoir retiré la vanille, versez le mélange lait/crème tiédi, doucement, en remuant sans cesse pour ne pas risquer de cuire les œufs.

Beurrez et farinez (blé ou sarrasin) un moule à manqué ou un plat à gratin de la bonne taille. Répartissez les fruits dans le moule et versez par dessus l’appareil bien mélangé (ne le laissez pas décanter).

Placez au four préchauffé à 200° pour environ 40 minutes. Piquez le centre du clafoutis avec un couteau propre pour vérifier la cuisson. Il doit ressortir sec.

Le clafoutis peut se manger tiède, froid et je le trouve souvent meilleur le lendemain après une nuit au frais, qui a laissé aux fruits le temps de parfumer la pâte. Et il se garde deux ou trois jours.

Bon appétit !

Tout juste sorti du four...

Tout juste sorti du four…

8 réponses à “Avant-goût d’automne – Clafoutis moelleux aux 3 prunes

  1. Après avoir dégusté avec délice ce clafoutis j’ai réalisé pour jean cette recette, en y ajoutant un peu de cointreau, au diable l’ alcoolisme…et il s’est régalé. Moi aussi, merci alexandre de me donner des idées de recette, c’ est génial😛

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  2. Pingback: Des idées pour le dîner? – Un menu et deux nouvelles recettes | Lutsubo·

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