Festin zen – Riz gluant aux azukis (Sekihan)

On associe souvent les azukis, ces petits haricots du Japon, à des plats sucrés et aux pâtisseries du pays du soleil levant : les mochis, les daifukus et les fameux dorayakis popularisés par le film « Les délices de Tokyo ». On en fait en effet une pâte sucrée délicieuse appelée anko,  qui entre dans la composition de ces desserts. 
Mais on peut aussi les cuisiner dans des plats salés. Et heureusement car j’en avais achetés avec des projets de sucreries japonaises, mais faire la pâte sucrée est un processus long et je ne me suis jamais lancé… Ils attendaient donc sagement sur leur étagère que je m’intéresse à eux et c’est ce que j’ai fini par faire récemment. 

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J’ai donc entrepris, un beau matin, de les faire cuire (tout mon paquet de 500g) en me disant que j’en ferais plusieurs plats différents, ce qui fut le cas. Comme tous les haricots, les azukis doivent être mis à tremper et cuire 30 à 45 minutes (voire un peu plus car les miens étaient un peu vieux) dans une eau  non salée.
Ensuite, j
‘ai fait une salade toute simple, des haricots à l’indienne (avec des légumineuses japonaises, ça m’a beaucoup amusé) et un plat de fête japonais, le sekihan. Je vous raconterai tout !
Le sekihan pour commencer. Il s’agit d’un plat à la fois simple et raffiné : du riz gluant – mochigome -, plus doux et sucré que le riz blanc classique, cuit avec des azukis (et leur eau de cuisson), parsemé de sel au sésame (gomasio). De nos jours, les goûts évoluant, on mélange riz gluant et riz non gluant, plus digeste. Le riz prend une couleur rougeâtre et on associe au Japon la couleur rouge à la vie et au bonheur. C’est donc un plat de fêtes, que l’on sert au nouvel an mais aussi pour les anniversaires et autres événements festifs… Et c’est, par ailleurs, un mets délicieux. 
Avec une partie de mes azukis cuits, j’ai donc fait du sekihan que j’ai servi avec des pickles de radis violet et des fanes de radis revenues à la sauce de soja, relevées d’un peu de piment japonais (Shichimi tōgarashi) et quelques haricots en reste revenus avec de l’oignon, de la sauce de soja et une pointe de sucre : un vrai festin zen.
Je vous raconte ! 

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Riz gluant aux azukis (Sekihan)

Ingrédients pour 2 à 3 personnes

  • 2 à 3 c à soupe d’azukis cuits
  • 1 mesure ou 120 g de riz gluant
  • 1 mesure ou 120 g de riz japonais
  • 2,2 mesures d’eau de cuisson des haricots complétée d’eau claire (on compte 10% d’eau en plus du volume de riz)
  • 1 pincée de sel
  • 1 c à café de gomasio
  • Facultatif : 2 pincées de sésame noir

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Préparation

Rincez les deux riz jusqu’à obtention d’une eau claire. Placez-les dans une eau propre et laissez-les tremper 30 minutes à 1 heure. Egouttez.

Dosez l’eau de cuisson des haricots complétée d’eau claire si besoin. Salez et mélangez.

Placez le riz dans un cuiseur et disposez les haricots par-dessus. Versez l’eau et répartissez les haricots sur la surface du riz.

Mettez le couvercle et placez en position cuisson. On peut aussi faire cuire le riz dans une cocotte : à l’ébullition, on couvre et on baisse le feu au minimum. On laisse cuire 15 minutes et on coupe le feu.

Lorsque le riz est cuit, laissez reposer une dizaine de minutes, sans ouvrir le cuiseur ou la casserole. Mélangez ensuite délicatement avec une spatule avant de servir.

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Ce riz se déguste parsemé de gomasia et de sésame noir (si vous en avez) aussi bien chaud que refroidi à température ambiante… un voyage au Japon dans un bol !

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Bon appétit !

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10 réponses à “Festin zen – Riz gluant aux azukis (Sekihan)

  1. Ha non, faut pas me piquer mes idées, moi aussi je voulais faire la recette de sekihan un de ces quatre 🙂
    Mais pour la pâte de haricots rouges, j’ai testé récemment (cf ici https://www.peko-peko.fr/recettes/sakura-mochi/ ), et c’est vraiment pas si compliqué. Oui c’est un peu long de passer au chinois, mais ça se fait très bien, et on peut aussi tricher et utiliser un mixeur.
    Sinon petit coquille, c’est mochigome et pas moshigome.

    Aimé par 1 personne

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